Visite de reprise et de pré-reprise : les nouveautés de 2026

visite reprise et visite de pré-reprise
Le retour d’un salarié après une longue période d’arrêt de travail doit être préparé avec attention. Depuis juin 2026, les règles évoluent. Dans certaines situations, une visite de pré-reprise récente peut désormais éviter d’organiser une nouvelle visite de reprise. Une évolution qui vise à simplifier le parcours du salarié tout en sécurisant son retour dans l’entreprise.

Visite de pré-reprise et visite de reprise : quelle différence ?

Ces deux rendez-vous interviennent à des moments différents et n’ont pas exactement le même objectif.

La visite de pré-reprise : anticiper le retour du salarié

La visite de pré-reprise intervient pendant l’arrêt de travail. Elle peut notamment être organisée lorsque l’absence est supérieure à 30 jours et qu’une difficulté à reprendre le poste est susceptible de se présenter.

Son objectif est avant tout d’anticiper les conditions du retour. Le médecin du travail peut ainsi examiner les éventuels besoins du salarié et envisager, lorsque cela est nécessaire, des solutions permettant de faciliter sa reprise.

Cela peut notamment conduire à réfléchir à un aménagement ou une adaptation du poste, à une modification de l’organisation du travail ou encore, selon la situation, à une démarche de reclassement ou de réorientation professionnelle.

La visite de pré-reprise n’est pas une visite obligatoire : elle constitue un outil de prévention et d’anticipation utile lorsque la reprise risque d’être compliquée.

La visite de reprise : vérifier les conditions du retour

La visite de reprise intervient, elle, après la fin de l’arrêt de travail lorsqu’elle est obligatoire.

Elle permet au médecin du travail d’évaluer la compatibilité entre l’état de santé du salarié et son poste et, si nécessaire, de proposer des mesures.

Dans certaines situations, cette visite est obligatoire, notamment après un accident du travail ayant entraîné un arrêt d’au moins 30 jours ou après certaines périodes d’arrêt pour maladie ou accident.

Un calendrier de déploiement revu pour faciliter la mise en œuvre

Le déploiement du passeport prévention reste progressif. Après l’ouverture du service aux organismes de formation puis aux employeurs, plusieurs ajustements ont été décidés afin de tenir compte des réalités du terrain.

La principale évolution concerne la prolongation de la période transitoire jusqu’au 31 décembre 2026. Initialement prévue pour prendre fin au 30 septembre 2026, cette période supplémentaire offre davantage de souplesse aux entreprises pour remplir leurs obligations déclaratives.

Ce qui change depuis le 15 juin 2026

Le décret du 12 juin 2026 apporte une évolution importante concernant l’articulation entre visite de pré-reprise et visite de reprise.

Pour les arrêts de travail prescrits à compter du 15 juin 2026, une visite de reprise peut désormais ne pas être organisée lorsqu’une visite de pré-reprise récente a déjà permis d’anticiper le retour du salarié et que certaines conditions sont réunies.

Dans quels cas la visite de reprise peut-elle être évitée ?

Cette dispense est possible lorsque plusieurs critères sont remplis :

  • une visite de pré-reprise a été réalisée dans les 30 jours précédant la reprise effective ;
  • le médecin du travail a conclu qu’aucun aménagement ou adaptation individuelle du poste, aucune transformation du poste et aucun aménagement du temps de travail n’étaient nécessaires ;
  • le service de prévention et de santé au travail a informé l’employeur de l’organisation de la visite de pré-reprise, sauf opposition du salarié ;
  • aucune des personnes habilitées à le faire ne demande finalement l’organisation d’une visite de reprise.


Cette nouvelle possibilité permet donc d’éviter une succession de rendez-vous lorsque la situation du salarié a déjà été évaluée et qu’aucune mesure particulière n’est nécessaire.

L’employeur est désormais informé de la visite de pré-reprise

Autre évolution importante : le service de prévention et de santé au travail informe désormais l’employeur lorsqu’une visite de pré-reprise est organisée, sauf opposition du salarié.

Cette information permet à l’entreprise d’anticiper plus efficacement le retour du salarié et de préparer les éventuels aménagements ou adaptations de son poste.

Il est toutefois important de rappeler que la visite de pré-reprise reste un rendez-vous médical et que le respect du secret médical demeure essentiel.

Le calendrier du passeport prévention évolue afin d’accompagner les employeurs dans sa mise en œuvre. 

Pour les entreprises, l’enjeu est donc double : respecter les obligations liées au suivi de la santé des salariés et anticiper au mieux les conditions de leur retour.

C’est donc le bon moment pour vérifier vos pratiques et organiser le suivi de vos visites médicales . 

Si vous souhaitez être accompagnés, notre équipe est là pour en discuter.

N’hésitez pas à nous contacter pour échanger sur vos besoins !